08 novembre 2005

La police bloque le rassemblement prévu par le Comité National de Soutien

Le rassemblement organisé aujourd'hui par le Comité National de Soutien a été bloqué par d'importantes forces de police venues barrer les rues menant à l’espace Ibn Khaldoun. Des personnes se rendant au rassemblement ont été agressées, bousculées et escortées par un nombre impressionnant de policiers loin du site.

Liste des personnes agressées (liste non exhaustive) :
- Mokhtar Trifi
- Mongi Ellouze
- Mohamed Jmour
- Chawki Arif
- Sana Ben Achour

Liste des personnes arrêtées :
- Chawki Arif
- Salah Belhouchet
- Chaker Chebbi
- Mohamed Jelassi
Ce soir, tout le monde a été relâché sauf Mohamed Jelassi.

Les personnes présentes avaient organisé une marche dans la rue, sur l'artère principale Bourguiba, scandant des slogans. C'est à ce moment qu'elles ont été agressées par les forces de police.

Une session d'information est actuellement en cours au local du PDP, présidée par Khemaies Chammari.

06 novembre 2005

Jean-François Julliard de RSF rend visite aux grévistes

Les grévistes ont reçu aujourd’hui la visite d’un envoyé spécial de Reporters Sans Frontières. Jean-François Julliard s’est longuement entretenu avec les grévistes un long moment avant de faire le tour du local de la grève et de constater l’exiguité des lieux et les conditions de vie des grévistes. Il a adressé un message de soutien clair au nom de RSF et a encouragé et félicité un à un les grévistes.

Rassemblements de soutien dans les régions

Des rassemblements ont été organisés aujourd’hui 6 Novembre devant 13 sièges de gouvernorats à savoir : Tunis, Ben Arous, Bizerte, Béja, Jendouba, Mahdia, Monastir, Sousse, Kairouan, Sfax, Kebili, Gafsa, Tozeur.

Les rassemblements ont été orchestrés par le comité directeur de La LTDH avec la participation des sections régionales de la ligue et des comités régionaux pour la défense de la société civile et les comités régionaux de soutien aux grévistes de la faim.

En tout il y a eu plus de 500 personnes qui se sont mobilisées pour les différents rassemblements, sans compter l’armada d’agents de police en uniforme et en civil qui ont participé à leur manière aux événements de la journée.

Voici les détails, ville par ville :

A Tunis : Le siège du gouvernorat a été encerclé avant que les militants arrivent à s’y rassembler, ils ont été empêché de s’approcher de leur destination par la police.

A Ben Arous : Le rassemblement a été empêché, une délégation s’est déplacée au siège du gouvernorat pour livrer une lettre de contestation avec les revendications des grévistes de la faim, mais les agents qui avaient encerclé le siège du gouvernorat ont également fait barrage à cette délégation.

A Bizerte et Jendouba : Une cinquantaine de personnes dans chacune des villes ont été interdites de s’approcher du siège du gouvernorat.

A Beja : Le même scénario qu’à Bizerte et Jendouba, mais nous n’avons pas le chiffre exact des participants.

A Kairouan : 70 personnes se sont mobilisées pour le rassemblement, empêchées d’atteindre le siège du gouvernorat, elles ont tenu une réunion sur la place publique qui a duré une trentaine de minutes avec des banderoles et des slogans, avant d’être dispersées par les forces de l’ordre.

A Kebili : 25 personnes se sont déplacées dans le but d’atteindre le siège du gouvernorat, sans succès, les policiers ayant installé des barrages un peu partout dans les alentours.

A Tozeur : Les militants arrivants de Nafta ont été interdits de se deplacer jusqu’à Tozeur, où devait avoir lieu le rassemblement.

A Sfax : Le rassemblement a été organisé par les deux sections de la ligue. Les petits groupes qui devaient se rejoindre pour le rassemblement ont été dispersés par la police qui leur faisait barrage à différents points de la ville.

A Gabès : 50 personnes se sont mobilisées pour le rassemeblement, elles ont essuyées elles aussi les entraves des agents de police, barrages, encerclement du siège du gouvernorat, refus d’accepter la lettre adressée au gouverneur, refus de laisser passer une délégation pour audience etc.

A gafsa : 40 personnes se sont réunies, le cortège a été empêché de rejoindre le siège du gouvernorat, mais aussi de s’assoir à un café.

A Sousse : Le rassemblement a été interdit et la quarantaine de militants présents a dû se réunir au siège du PDP.

A Mahdia : Comme l’accès au gouvernorat a été bloqué, les 40 personnes présentes se sont rassemblées au siège de la LTDH.

A Monastir : L’accès de la ville a été interdit aux militants venant participer au rassemblement de Ksibet Madiouni, Moknine, Ksar Hilal etc. par les forces de l’ordre.

Les journalistes Egyptiens expriment leur soutien au mouvement du 18 Octobre

بيان تضامن

لنتضامن ضد الاستبداد فى تونس ومصرسواء بسواء

تعرب " حركة صحفيون من اجل التغيير " عن تضامنها مع كل جهد فى المجتمعات العربية الشقيقة يهدف للتخلص من الاستبداد و التبعية و انطلاقا من ان الحريات كل لا يتجزأ .
وفى هذا السياق تتابع الحركة الاضراب المفتوح عن الطعام الذى يخوضه الأستاذ/ لطفى الحاجى-رئيس نقابة الصحفيين التونسيين( المستقلة)- و سياسيون وحقوقيون فى تونس الشقيق. وتشدد على عدالة نضالهم ضد الاستبداد و الدولة البوليسية و من اجل اطلاق حرية الاحزاب و الجمعيات و الصحافة، و الافراج عن المعتقلين و سجناء الضمير .
كما تأسف "صحفيون من اجل التغيير" لاستمرار الترويج لنظام الرئيس زين العابدين فى عدد من الصحف القومية و المعارضة و المستقلة بمصر ،، وتلفت الانتباه الى خطورة العلاقات الحرام بين الاعلان و الاستبداد السياسى ، و تاثير هذه العلاقة على مصداقية الصحافة فى بلادنا ،
كما تنبه الحركة الى ان من يدعم استبداد الرئيس التونسى و أشباهه فى هذه الدوله العربية او تلك ينتقص حتما من مصداقية مطالبتة بالحريات و الديمقراطية داخل مصر
تحية لنضال التوانسة الأحرار
وليسقط الاستبداد فى مصر و تونس وكل مكان


صحفيون من اجل التغيير
02/11/2005

Bulletin de santé n°5

Tunis le 06-11-2005

La grève de la faim déclenchée le 18-10-2005, par huit personnalités politiques et membres éminents de la société civile en Tunisie, se poursuit et est actuellement à son 20ème jour.

L’état général des grévistes continue de se détériorer à un rythme de plus en plus rapide. L’amaigrissement, le signe le plus manifeste a atteint des seuils critiques. Le taux moyen d’amaigrissement pour le groupe est de 10%, avec des chiffres individuels pouvant atteindre 12% comme c’est le cas de M. Nejib Chebbi, M.Hamma Hammami et 10,5 comme c’est le cas de Samir Dilo, Lotfi HAjji.

Les signes manifestes de privation alimentaire volontaire avancée sont présents chez tout le groupe: insomnie, asthénie, plaintes algiques en particulier abdominale, hypotension orthostatique, traduisant vraisemblablement le processus en cours de rabdomiolyse. L’hypotension est entrain de chuter de manière de plus en plus inquiétante. La plupart des grévistes sont quasi alités et bougent très peu. Le moindre effort physique est suivi d’un état de fatigue prolongé.
Les conditions d’hygiène sont de plus en plus précaires, l’aération est approximative et les conditions de repos et de sommeil sont rudimentaires.
M.Chebbi a présenté hier des signes d’hypoirrigation vasculaire. M.Samir Dilo présente depuis quelques jours des signes de dysfonctionnement rénal et M.Mohamed Ennouri a présenté une hypokaliémie. Les deux derniers ont été mis sous traitement.
Un bilan biologique a été pratiqué hier pour le groupe. Il en ressort des signes de déshydratation et des perturbations électrolytiques pour plusieurs membres. La fonction rénale est la plus touchée. M.Chebbi, M.Ennouri, M.Dilou et M. Yahiaoui présentent tous des indices d’une fragilité de la fonction rénale.

Le comité médical s’est réuni ce matin pour évaluer l’état général des grévistes. Etaient présents : Dr T. Mestir, Dr M.MSallemi, Dr K.Ezzaouia et Dr F.Touzri. Au vu de l’examen clinique et du bilan biologique, le comité déclare :
- Au 20ème jour de la grève, Le taux d’amaigrissement de 10% est atteint, et l’état de santé des grévistes a pris une tournure qui laisse présager de complications ou de décompensations imminente
- Le comité est particulièrement préoccupé par l’état de santé de M.Chebbi, son état nécessite une surveillance cardiaque régulière. Il fera demain un bilan cardiovasculaire avec une consultation spécialisée.
- Le comité considère que M.Nouri, M.Yahiaoui et M.Hajji sont dans une phase sérieuse d’altération de l’état général, la privation semble les affecter de manière très négative.
- La grève de la faim, dans l’ensemble, entre dans une phase décisive, et il est difficile, d’un point de vue médical, et dans l’état actuel des données, de prédire avec exactitude le pronostic.

P/Le comité médical

Dr Fethi TOUZRI

Rassemblement de soutien au Maroc





05 novembre 2005

Photos du rassemblement de soutien aux grévistes de la faim à Paris






04 novembre 2005

L'IFEX-TMG demande au gouvernement tunisien de mettre un terme au harcèlement des défenseurs des droits fondamentaux et des journalistes avant le SMSI

IFEX - Nouvelles de la communauté internationale de défense de la liberté d'expression
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ACTION COMMUNE - TUNISIE

Le 4 novembre 2005

L'IFEX-TMG demande au gouvernement tunisien de mettre un terme au harcèlement des défenseurs des droits fondamentaux et des journalistes avant le SMSI

SOURCE : Le Groupe d'Observation de la Tunisie au sein de l'IFEX (IFEX-TMG)

**Mise à jour d'alertes de l'IFEX sur le cas Jebali des 31, 6 et 3 octobre, 3 septembre, 4 mai, 21 et 15 avril 2005, entre autres ; mise à jour d'une alerte sur les huit grévistes de la faim du 26 octobre 2005**

(IFEX-TMG) - Ci-dessous, une action commune des membres de l'IFEX-TMG :

L'IFEX-TMG appelle le gouvernement tunisien à mettre un terme au harcèlement des défenseurs des droits fondamentaux et des journalistes avant le SMSI

Le 7 novembre, les membres du Groupe d'Observation de la Tunisie (TMG), organisé au sein du réseau de l'Échange international de la liberté d'expression (IFEX), appelleront le Président tunisien Zine El Abidine Ben Ali à intervenir pour mettre un terme à la persécution des journalistes et internautes avant la tenue du Sommet Mondial sur la Société de l'Information (SMSI). Le groupe est particulièrement inquiet quant à la réponse officielle à la grève de la faim entamée par des défenseurs des droits de l'Homme et des journalistes, et qui continue aujourd'hui. La date du 7 novembre, qui commémore l'anniversaire du jour où le Président Ben Ali a pris le pouvoir, est traditionnellement marquée par la libération de prisonniers. Il est temps, d'après le TMG, de mettre un terme à cette grève de la faim. Les autorités doivent libérer, outre les autres prisonniers politiques, le journaliste Hamabi Jabali et l'avocat et défenseur des droits de l'Homme Mohammed Abbou. Il est temps pour la Tunisie de répondre aux inquiétudes exprimées par la communauté internationale suite aux violations des libertés fondamentales dans le pays.

Huit figures de l'opposition ont entamé une grève de la faim le 18 octobre pour demander le respect de la liberté d'expression et d'association en Tunisie et la libération de tous les prisonniers de conscience avant le début de la seconde phase du SMSI organisé du 16 au 18 novembre 2005. Les membres du TMG de l'IFEX protestent contre les actions du gouvernement tunisien qui a coupé les lignes téléphoniques des grévistes de la faim ainsi que celles d'éminents défenseurs des droits de l'Homme. En conséquence, leurs emails ont également été bloqués. D'après le TMG, cette action est inhumaine et représente une provocation évidente, alors qu'elle est décidée à quelques jours du SMSI. Elle démontre clairement que les autorités ne sont pas prêtes à respecter l'objectif fondamental du Sommet, qui est de construire un environnement de communication inclusif, pluraliste et libre dans l'ère de l'information.

Le TMG s'inquiète également pour la santé de Hamadi Jebali, éditeur de l'hebdomadaire "Al Fajr", qui est emprisonné depuis 1991. Jebali a accepté de mettre un terme à sa grève de la faim le 21 octobre, après cinq semaines, suite à la promesse des autorités tunisiennes de reconsidérer son cas avant le 7 novembre. Cependant, d'après les informations recueillies par le TMG, 31 autres prisonniers politiques auraient été libérés le 3 novembre pour marquer l'Eid Al-Fitr. Jebali s'est vu signifier par le directeur de la prison de Mahdia qu'on lui permettrait de quitter la prison six mois avant le terme des 16 années auxquelles il a été condamné. Cela signifie qu'il ne sera pas libéré avant la fin de 2006.

Le TMG appelle le gouvernement tunisien à le libérer immédiatement avec tous ceux inculpés pour "crime" de libre expression avant le SMSI. Il paraît clair que la décision de le maintenir en détention est liée à la publicité suscitée par ses grèves de la faim et le soutien dont il a pu bénéficier de la part de groupes internationaux appelant à sa libération.

Les personnes qui ont entamé une grève de la faim sont : Ahmed Najib Chabbi, secrétaire général du Parti progressiste démocratique (PDP), Hammam Hammami, porte parole du Parti Communiste ouvrier de Tunisie (PCOT), Abbdel Raouf Ayadi, vice-président du Congrès pour la République (CPR), Ayachi Hammami, coordinateur du Comité de défense de Maître Mohamed Abbou et secrétaire général de la section de Tunis pour la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme (LTDH), Mohamed Nouri, président de l'Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP), Mokhtar Yahyaoui, président du Centre pour l'Indépendance de la Justice et du Barreau (CIJT), Samir Dilou, avocat et activiste pour les droits de l'Homme, et Lotfi Haji, secrétaire général du syndicat des journalistes tunisiens (SJT). D'après les dernières informations, les grévistes ont une faible pression artérielle et souffrent d'insomnies. Certains d'entre eux commencent à présenter des symptômes de déshydratation. Abbdel Raouf Ayadi a décidé d'arrêter sa grève de la faim cette semaine suite à l'avis de son médecin.

Les grévistes de la faim appellent les autorités tunisiennes à restaurer les droits fondamentaux de tous les tunisiens et à relâcher tous les prisonniers d'opinion, en particulier Hamadi Jebali, Mohammed Abbou, les internautes de Zarzis et Ariana et Mohammed Amine Bettibi, un autre internaute récemment emprisonné.

Les membres du Groupe d'Observation de la Tunisie :

ARTICLE 19, Royaume-Uni
L'Association mondiale des journaux (AMJ), France
L'Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC), Canada
Le Centre PEN norvégien, Norvège
Le Comité des écrivains en prison du PEN international (WiPC), Royaume-Uni
La Fédération internationale des journalistes (FIJ), Belgigue
Index on Censorship, Royaume-Uni
International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA), Pays-Bas
Journalistes canadiens pour la liberté d'expression (CJFE), Canada
Journaliste en danger (JED), République démocratique du Congo
Media Institute of Southern Africa (MISA), Namibie
L'Organisation égyptienne des droits de l'homme (EOHR), Egypte
L'Union internationale des éditeurs (UIE), Suisse
World Press Freedom Committee (WPFC), États-Unis

Pour la version arabe, voir http://hrinfo.net/ifex/wsis

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter Steve Buckley,
l'AMARC, 15 Paternoster Row, Sheffield S1 2BX, United Kingdom, tél: +44 7801
945037, courrier électronique : sbuckley@gn.apc.org, Internet :
http://campaigns.ifex.org/tmg/fr

L'IFEX-TMG est responsable de toute information contenue dans cette action
commune.
_______________________________________________
DIFFUSÉ(E) PAR LE SECRÉTARIAT DU RÉSEAU IFEX,
L'ÉCHANGE INTERNATIONAL DE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION
489, rue College, bureau 403, Toronto (ON) M6G 1A5 CANADA
tél: +1 416 515 9622 téléc: +1 416 515 7879
courrier électronique: alerts@ifex.org boîte générale: ifex@ifex.org
site Internet: http://www.ifex.org/

Solidarité marocaine


وقفة جماعية ناجحة أمام مقر سفارة تونس بالرباط.



كما كان مقررا تم يوم الثلاثاء 01 نونبر 2005 من الساعة الثالثة والنصف
إلى الرابعة والربع بعد الزوال وقفة جماعية أمام مقر سفارة تونس بالرباط.
وقد تم تنظيم هذه الوقفة من طرف "التنسيقية المغربية لمساندة
الديموقراطيين التونسيين" التي تم تأسيسها يوم 28 أكتوبر الأخير من طرف
تنظيمات ديموقراطية مغربية سياسية ونقابية وحقوقية وشبيبية ونسائية
وجمعوية من أجل التضامن مع الديموقراطيين التونسيين عامة ومع
الديموقراطيين الثمانية المضربين عن الطعام بتونس منذ 18 أكتوبر الأخير
للمطالبة باحترام حرية التنظيم السياسي والجمعوي والصحافة والإعلام
وبإطلاق سراح كافة المعتقلين السياسيين التونسيين (عددهم حوالي 500) وسن
عفو تشريعي شامل.



وقد عرفت الوقفة نجاحا متميزا بمشاركة حوالي 100 مواطنة ومواطن يمثلون
العديد من القوى الديموقراطية رفعوا لافتة كبرى وعدة بانكارطات بالعربية
والفرنسية تعبر عن استنكارهم للقمع السياسي ومطالبتهم باحترام حقوق
الإنسان بالقطر التونسي الشقيق وتضامنهم التام مع المضربين عن الطعام.



كما ظل المشاركون والمشاركات في الوقفة يرددون بحماس شعارات بالعربية
والفرنسية بنفس المضمون.



وفي نهاية الوقفة تناول الكلمة الأخ محمد العوني منسق "التنسيقية
المغربية لمساندة الديموقراطيين التونسيين" لشرح دلالة الوقفة وأبعادها
الاحتجاجية والتضامنية وإصرار الديموقراطيين المغاربة على توسيع تضامنهم
مع إخوانهم بتونس للمطالبة بفتح حوار فوري مع المضربين عن الطعام للتجاوب
مع مطالبهم المشروعة مما يمكن من تفادي المخاطر على صحتهم وحياتهم.



وتناول الكلمة كذلك الأخ عبد الحميد أمين لقراءة النداء الموجه إلى رئيس
الجمهورية التونسية والموقع لحد الآن من طرف 22 تنظيما مغربيا ذي طابع
وطني مع العلم أن الانضمام لهذا النداء مازال مفتوحا. وقد تم إشعار
الحاضرين بأن "التنسيقية" ستجتمع يوم الثلاثاء 08 نونبر على الساعة
السادسة مساء بمقر النقابة الوطنية للصحافة قصد مواصل البرنامج النضالي
التضامني على أن تستمر كتابة "التنسيقية" في عملها المنتظم لتتبع أحوال
المضربين والمستجدات حول أوضاعهم وتداعيات معركتهم النبيلة والشجاعة.



وبعد انتهاء الوقفة الجماعية مباشرة، طرق وفد مشكل من سكرتارية
"التنسيقية" باب سفارة تونس لتسليم النداء إلى سفير تونس قصد تبليغه
لرئيس الجمهورية التونسية. إلا أن أبواب السفارة ظلت مغلقة في وجه الوفد
(!) الذي اضطر إلى تركها تحت باب السفارة. وتوجيهها عبر البريد والصحافة



الرباط في 01 نونبر 2005


سكرتارية "التنسيقية"



الملحقات:

ــ النداء الموجه لرئيس الجمهورية التونسية مع التوقيعات الأولى.

ــ اللافتات والبانكرطات بالعربية المحمولة خلال الوقفة.

ــ الشعارات بالعربية المرددة اثناء الوقفة

ملحوظة: تكلفت بإرسال هذا البلاغ إدارة الجمعية المغربية لحقوق الإنسان



الملحــــــــــــق 1



الشعارات





للمضربين عن الطعام

1. تحية وسلام


للمضربين الأبطال

2. تحية النضال


مع تونس ضد فرعون

3. هاذي وقفة التضامن


الحرية لازم تكون

4. بالنضال والتضامن


الحرية ستعود

5. بالنضال والصمود


الحقوق ستسود

6. بالنضال والصمود


للمعتقل السياسي

7. الحرية الحرية


للمعتقل التونسي

الحرية الحرية


المعتقل يخرج فالحال

8. بن علي كن على بال


ما زلنا على الطريق

9. شعب تونس يا شقيق


ما نعيشو تحت السباط

10. من تونس للرباط


في تونس وكل مكان
11. تحيى حقوق الإنسان


وبنعلي مالو مخلوع؟

12. الحرية حق مشروع


وبنعلي مالو مخلوع؟

13. حق التنظيم حق مشروع


الحرية و لا بدا

14. سوا اليوم سوا غدا


الحقوق ولا بدا

سوا اليوم سوا غدا


من القمع والهرمكا

15. بنعلي باركا


تونس لن تركع

16. بنعلي يا قماع


لتونس الصامدة

17. كلنا فدا فدا


فلا بد أن يستجيب القدر

18. إذا الشعب يوما أراد الحياة


ولا بد للقيد أن ينكسر

ولا بد لليل أن ينجلي


ولا بد للشعب أن ينتصر

ولا بد للظلم أن ينجلي


اللافتات والبانكارطات

اللافتة المركزية
"التنسيقية المغربية لمساندة الديموقراطيين التونسيين تتضامن مع الإخوان
التونسيين المضربين عن الطعام منذ 18 أكتوبر وتطالب باحترام حقوق الإنسان
بتونس الشقيقة"



البانكرطات
ــ يا حكام تونس/ احترموا حقوق الإنسان.

ــ يا حكام تونس / احترموا حرية الصحافة والإعلام.

ــ يا حكام تونس / احترموا حرية التنظيم السياسي والجمعوي

ــ نطالب بإطلاق سراح كافة المعتقلين السياسيين التونسيين مع سن عفو تشريعي عام.

ــ الحرية لـ 500 معتقل سياسي بتونس

ــ التنسيقية المغربية لمساندة الديموقراطيين التونسيين تتضامن مع
المضربين عن الطعام.


الملحــــــــــــــــــق 2



نــــــــــــداء (*) موجـــــــــه
للسيد رئيس الجمهورية التونسية

تحية واحتراما وبعد،



كما في علمكم، تخوض ثمان شخصيات ديموقراطية تونسية إضرابا لا محدودا عن
الطعام منذ 18 أكتوبر 2005 وذلك للمطالبة باحترام حرية التنظيم السياسي
والجمعوي وحرية الصحافة والإعلام وللمطالبة بإطلاق سراح كافة المعتقلين
السياسيين مع سن عفو تشريعي عام.



وبهذه المناسبة، إننا نحن الموقعين والموقعات أسفله، المسؤولين بتنظيمات
ديموقراطية سياسية ونقابية وحقوقية ونسائية وشبيبية وجمعوية:

- نعلن عن تضامننا التام مع الحركة الديموقراطية بالقطر التونسي
الشقيق ومع الديموقراطيين المضربين عن الطعام، معبرين عن قلقنا بشأن
مخاطر الإضراب عن الطعام على صحة بل وعلى حياة المضربين.

- نناشدكم بفتح حوار عاجل مع المضربين عن الطعام للتجاوب مع
مطالبهم المشروعة ولتفادي مخاطر الإضراب على حقهم في الصحة وحقهم في
الحياة.

- نناديكم إلى العمل على احترام حقوق الإنسان ومقتضيات دولة الحق
والقانون بالقطر التونسي الشقيق.




المسؤول(ة) الموقع(ة)
التنظيم


المسؤولية في التنظيم

الاسم الكامل


رئيس الجمعية

عبد الحميد أمين

الجمعية المغربية لحقوق الإنسان


عضو المكتب السياسي

جابري حمد

المؤتمر الوطني الاتحادي


عضو المكتب

حمادي الطاهري

حزب البديل الحضاري


الكاتب العام

عزيز لطرش

النقابة الوطنية للإتصالات


عضو السكرتارية

فاطمة الزهراء الشافعي

الهيأة الوطنية لدعم الأطر العليا

المعطلة (السكرتارية الوطنية)


عضو السكرتارية

أحمد شيبة

الهيأة الوطنية لحماية المال العام


كاتب عام

عبد الغني القباج

جمعية آزلي للتنمية


الرئيس

محمد الصبار

المنتدى المغربي للحقيقة والإنصاف


الرئيس

عبد القادر أزريع

حركة المبادرات الديموقراطية


عضو مجموعة المحامين

زكريا لشخم

منظمة العفو الدولية – فرع المغرب –


الكاتب العام

حميد أوفريد

حركة الشبيبة الديموقراطية التقدمية


رئيس

محمد الغفري

رئيس جمعية شموع


الرئيسة

جميلة السيوري

الفيدرالية الوطنية لدعم الإصلاحات

والمبادرات المحلية


المنسق

أحمد السباعي

المجموعة النيابية للحزب

الاشتراكي الموحد


الكاتب العام

Le Courrier : Assiégée, l’opposition tunisienne recourt à la grève de la faim

Lire l'article en ligne (Simon Petite)

BRAS DE FER - Les grévistes de la faim réclament le respect de la liberté d'association et de celle de la presse, ainsi que la libération des prisonniers politiques. Au 18e jour de l'action, le régime ne montre aucun signe d'ouverture.

La grève de la faim entamée le 18 octobre par huit personnalités de l'opposition tunisienne entre dans une phase cruciale. L'hospitalisation le week-end dernier de trois membres du groupe en témoigne.
Deux d'entre eux ont pu ensuite regagner le local de grève. Ce n'est pas le cas du troisième. Admis dimanche dans une clinique de Tunis, Abderraouf Ayadi, secrétaire général du parti du Congrès pour la république (CPR–non autorisé), a dû stopper son action sur l'insistance de ses médecins et ses camarades.
Malgré cette défection, les sept rescapés «gardent un bon moral», assure au téléphone Hamma Hammami, le porte-parole du Parti communiste des ouvriers tunisiens (PCOT–formation interdite). «Le Ministère de l'intérieur n'a pas pu couper mon téléphone portable. Je ne peux pas en dire autant pour l'e-mail.» Ce vétéran de la contestation contre le règne du président Ben Ali est un habitué des grèves de la faim.
Mais celle-ci est inédite, analyse-t-il. Les différentes composantes de l'opposition tunisienne ont fait taire leurs querelles de clochers. Aux côtés du leader communiste, on trouve Ahmed Néjib Chebbi, le secrétaire général du Parti démocratique progressiste (PDP–autorisé). Les islamistes y sont représentés par deux responsables de l'Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP), dont la majorité sont issus de cette mouvance.
Lofti Hajji, président du Syndicat des journalistes tunisiens (SJT), l'avocat Ayachi Hammami, de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l'homme (LTDH), et le juge Mokthar Yahyaoui, déchu pour avoir critiqué sur Internet la mainmise du Palais sur le système judiciaire tunisien, complètent le tableau.
Alors que la Tunisie accueillera du 16 au 18 novembre le deuxième volet du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), les grévistes réclament le respect de la liberté d'association et d'organisation, la liberté de la presse et de l'information ainsi que la libération de tous les prisonniers politiques, «islamistes, internautes ou jeunes injustement accusés de terrorisme».
«C'est le minimum, commente M.Hammami. Mais aujourd'hui, on ne peut même plus se réunir. Pour pouvoir se retrouver dans ce bureau du centre de Tunis, on a convoqué une conférence de presse à l'autre bout de la ville pour faire diversion. Le bâtiment a été encerclé par les forces de sécurité. Nous, nous étions déjà ici», raconte-t-il.
Depuis sa réélection il y a un an, le président Ben Ali a encore durci la répression contre les opposants à son régime. Ce printemps, il y a eu la lourde condamnation (trois ans et demi de prison) de Mohamed Abbou, coupable d'avoir publié sur la toile des textes virulents contre le président.
Ces dernières semaines, le régime a placé un comité choisi par ses soins à la tête de l'Association tunisienne des magistrats et a empêché la tenue des assemblées la LTDH et du SJT...
Au 18e jour de grève de la faim, ce même pouvoir ne montre aucun signe de fléchissement. Le 22octobre, le président Ben Ali s'en est pris, sans les nommer, aux huit personnalités les accusant de «manquer de patriotisme» en nuisant à l'image de la Tunisie juste avant le SMSI.
«Mercredi, la presse tunisienne a consacré quatre lignes à la conférence de presse que nous avions organisée, une première», rapporte M.Hajji. Mais les Tunisiens n'ignorent rien de la grève de la faim grâce aux chaînes satellitaires arabes. Les sept affirment recevoir chaque jour une centaine de visites. Ils se réjouissent aussi du fait que des comités de soutien fleurissent un peu partout dans le pays.

Message de soutien du Centre Europe Tiers Monde (Genève)

Le Centre Europe Tiers Monde (CETIM), basé à Genève tient à adresser un message de sympathie et de solidarité aux huit grévistes de la faim tunisiens. Par leur combat courageux ces grévistes de la faim réclament le respect et l'application des libertés fondamentales.
Le CETIM est à leurs côtés dans leur lutte ainsi que dans celle, de longue date, de tous les militant-e-s tunisiens pour une Tunisie libre, sociale et démocratique.

Pour le CETIM
Julie Duchatel

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CETIM - Centre Europe-Tiers Monde
6, rue Amat
1202 Genève
Suisse
Tél.: +41 22 731 59 63
Fax: +41 22 731 91 52
http://www.cetim.ch

Comité de soutien au Canada

Comité de soutien Pour le mouvement de 18 octobre
« La Faim et non la Soumission »
Nous membres de la communauté tunisienne au Canada ainsi que personnalités de la société civile canadienne :

Décidons de constituer un comité de soutien pour le mouvement du 18 octobre 2005 déclenché par la grève de la faim des huit personnalités politiques et associatives, représentant la majorité des sensibilités de la société tunisienne, pour revendiquer la liberté d’expression, la liberté d’association et la libération des prisonniers politiques et d’opinion.

Exprimons toutes nos félicitations, et saluons le courage, le sens de responsabilité et l’engagement des ces courageux militants qui sont :

Ahmed Najib Chabbi, secrétaire général du Parti Démocratique et Progressiste

Hamma Hammami, porte parole du Parti Ouvrier Communiste Tunisien

Abderraouf Ayadi, vice-président du Congrès pour la République

Ayachi Hammami, président du Comité de Défense de l’avocat Mohamed Abbou et secrétaire général de la Section de Tunis de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme

Lotfi Hajji, président du Syndicat des Journalistes Tunisiens.

Mohamed Nouri, président de l’Association Internationale de Soutien des Prisonniers Politiques

Mokhtar Yahyaoui, magistrat et président du Centre pour l’Indépendance de la Justice et du barreau.

Samir Dilou, avocat et militant des droits humains et membre de l’Association Internationale de Soutien des Prisonniers Politiques.

Considérons que les revendications du mouvement du 18 octobre sont les revendications communes de toute la société tunisienne et ses composantes politiques et associatives.

Conscients que ce mouvement, qui met en péril la vie des huit grévistes, démontre l’état de blocage politique et la détérioration du climat général et  des conditions d’exercice des libertés et la situation inégalée de répression en Tunisie.

Nous engageons à organiser un mouvement d’action et de soutien au Canada tels que :

Le mardi 01 Novembre 2005 : Grève de la faim de 24 heures.
Le samedi 12 Novembre 2005 : Journée d’action et de sensibilisation pour la communauté tunisienne au Canada.


Appelons tous les personnalités militantes tunisiennes et canadiennes à nous rejoindre dans ce mouvement de soutien à la liberté et à la démocratie auxquelles aspire l’ensemble des Tunisiens.

Comité de soutien :
Dr. Lise Garon : Porte parole
Clovis Demers
Gaston Labrèche
Valerie Guilloteau
Mohamed Zrig
Haroun Bouazzi
Monia Mazigh
Fraj Brik
Boubaker Tayeb
Taieb Moalla
Nasreddine Benali
Fatma Ouerghemi
Aziz Tounsi
Mohamed Bouriga
Mohammed Ali Saidan
Abelkerim Ouedhrefi
Nezih Belhadj
Abdelaziz Jlassi
Chadia Brahim
Oussama Lammouchi
Houcine Cherif
Iman Derouiche
Hatem Akermi
Habib Marzougui
Hamda Timoumi
Monji Aouni
Faker Daoud
Ridha Ben Njima
Rami kammoune
Sofiene Cherif
Fathi Bouzidi
Jamel Jani

Réunion le Mardi 8 Novembre

Le Comité National de Soutien à la grève de la faim appelle avec les partis de l’opposition à une rencontre publique de solidarité à l’espace Ibn Khaldoun le mardi 8 novembre 2005 à 18h30.

Sana Ben Achour
Coordinatrice du Comité de Suivi

Rassemblement de soutien aux grévistes de la faim à Paris le Samedi 05 Novembre

En soutien à la grève de la faim du 18 octobre en Tunisie 
Rassemblement le samedi 5 novembre 2005  à 15h00
Place du Châtelet à Paris – Métro Châtelet


Huit dirigeants politiques et associatifs tunisiens sont en grève de la faim depuis le 18 octobre :
 
Me Ahmed Néjib Chebbi, secrétaire général du Parti Démocratique Progressiste (PDP)
Hamma Hammami, porte parole du Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (PCOT)
Me Abderraouf Ayadi, vice-président du Congrès Pour la République (CPR)
Me Ayachi Hammami, porte parole du comité de soutien à Me Mohamed Abbou et secrétaire général de la section de Tunis de la ligue tunisienne pour la défense des droits de l'Homme
Lotfi Hajji, président du syndicat des journalistes
de soutien aux prisonniers politiques (AISPP)
Le juge Mokhtar Yahyaoui, président du centre pour l'indépendance de la magistrature en Tunisie
Me Samir Dilou, membre de l’AISPP et membre du Comité de défense de Me Mohamed Abbou,
 
Pour revendiquer :
 
La liberté de la presse et de l’information ;
Le droit à la constitution de partis et d’associations ;
La libération des prisonniers politiques et d’opinion et la promulgation d’une loi d’amnistie générale.
Ces revendications sont, sans cesse, affirmées par le mouvement démocratique et la société civile tunisienne.

 
L’état de santé de trois grévistes devient préoccupant selon le dernier bulletin médical mais la détermination de tous les grévistes reste grande face à un pouvoir qui demeure sourd aux contestations.
Maître Abderraouf Ayadi, 55 ans, souffre d'un ralentissement inquiétant de son rythme cardiaque et a du interrompre sa grève sur avis médical pour sauver sa vie, le juge Mokhtar Yahyaoui, 53 ans, a eu un malaise qui a nécessité une réanimation avant d'être évacué à l'hôpital. Maître Mohamed Nouri, 66 ans a été hospitalisé d’urgence pour aggravation de son diabète avant de reprendre son action.
En dépit d’un discours accusateur du pouvoir tunisien et de certains «partis de l’opposition» aux ordres et d’une campagne de désinformation et de dénigrement, un large mouvement de solidarité de la société civile et du mouvement démocratique tunisien dans sa diversité s’est développé autour de cette action.
En France un comité de soutien regroupant les associations et les partis politiques tunisiens actifs à l’étranger s’est constitué et mène une campagne de mobilisation de l’opinion publique française et internationale. 
 
C’est dans ce cadre que le comité de soutien de la grève de la faim et les organisations françaises et internationales signataires appellent à un rassemblement le samedi 5 novembre 2005 de 15h00 à 17h00, Place du Châtelet à Paris
 
Sur l’initiative du Comité de soutien de la grève de la faim du 18 octobre 2005 en Tunisie (CSGF)
 
A l’appel de :

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), Association des tunisiens de France (ATF), Collectif des familles de prisonniers politiques en Tunisie, Comité international de soutien aux jeunes de Zarzis, Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Congrès pour la république (CPR), Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT), Ennadha, Ettajdid, Fédération des tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fondation Danielle Mitterrand – France Libertés, Forum démocratique pour les libertés et le travail (FDTL), Jean-Claude LEFORT- député du Val de Marne, Ligue française des droits de l’Homme et du Citoyen (LDH), Parti communiste des ouvriers tunisiens (PCOT), Parti communiste français (PCF), Parti Socialiste (PS), Reporters sans frontières (RSF), Solidarité Tunisienne, Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat des avocats de France (SAF), UGET France, Union de la Jeunesse Maghrébine (UJM), Union des Etudiants Algériens en France (UEAF), Voix libre.

02 novembre 2005

Communiqué des grévistes

بلاغ


بعد اطلاعنا على التقرير الطبي حول صحة الأستاذ عبد الرؤوف العيادي والذي أكد على أن حياته باتت مهددة بالخطر وأن معالجته بالحقن لم تعد تكفي لإيقاف تدهور حالة عضوين حيويين ألا وهما القلب والكبد.
وبعد تقديرنا للموقف واعتبارنا أن إسعاف الأستاذ العيادي بالعلاج اللازم لا يمكن أن ينال من وحدة المضربين وتصميمهم على مواصلة الاضراب حتى تحقيق أهدافه السياسية ، طلبنا نحن المضربين بإجماع أعضائنا من الأستاذ عبد الرؤوف العيادي وقف إضرابه عن الطعام.
ونحيّي بهذه المناسبة الشجاعة المعنوية لرفيقنا وصديقنا عبد الرؤوف العيادي الذي رافقنا طيلة نصف شهر من الاضراب وأصر على المواصلة رغم ما في ذلك من خطورة على صحته ولم يغادرنا اضطرارا إلا بقرار من المجموعة.
كما أننا نعبر مرة أخرى عن عزمنا على مواصلة الاضراب موحدين ومعززين بالمساندة العريضة التي نلقاها في كامل أنحاء البلاد إلى غاية تحقيق مطالبنا.

تونس في 02 نوفمبر 2005

المضربون

Bulletin médical spécial

L’état de santé de Mre Abderraouf Ayadi, en grève de la faim depuis le 18-10-2005 ne cesse de se détériorer. Contrairement au reste du groupe des grévistes, et de manière inhabituelle dans ces contextes de privation volontaire alimentaire, Mre Ayadi a montré un ensemble de symptômes d’altération de l’état général, dans son sens le plus global, particulièrement inquiétant. L’affaiblissement et la fatigue étaient déjà assez visibles dès le dixième jour. Les chiffres de la pression artérielle et du pouls était bas, mais n’était pas alarmants à ce stade de la grève. Rien, au départ, ne laissait présager d’une telle détérioration rapide, compte tenu du fait que Mre Ayadi est relativement jeune, de, bonne santé, pratique le sport et n’avait pas d’antécédents notables.
Vers le 12ème jour, les médecins ont noté un début d’ictère qui s’est confirmé le lendemain et les jours suivants. Au 13ème jour de la grève, Mre Ayadi a présenté un malaise subit dans l’après midi. L’examen médical en urgence était orienté vers une défaillance cardiaque. Mre Ayadi a été transféré dans une clinique privée. Il a subi des examens et a été vu par un cardiologue qui a considéré l’hospitalisation nécessaire pour la surveillance, le suivi et un complément d’exploration. L’évaluation de l’état de santé du médecin spécialiste en cardiologie était assez inquiétante : « La défaillance cardiaque est réelle, fonctionnelle, elle est vraisemblablement liée et précipitée par la privation alimentaire. Les troubles actuels du rythme cardiaque sont maîtrisés mais exige obligatoirement une reprise de l’alimentation. La poursuite de la grève, exige une surveillance rigoureuse, met en danger le fonctionnement cardiaque et constitue un risque majeur, difficile d’évaluer à quel moment il devient critique ».
Malgré cet avis, Mre Ayadi a préféré poursuivre sa grève et de quitter la clinique le lendemain de son hospitalisation. Les médecins réunis ont pris acte de cette complication et l’ont mis sous perfusion. Le lendemain, soit au 15ème jour, l’examen médical de Mre Ayadi était de nouveau problématique. Les fondamentaux étaient à la limite de la normale et l’ictère s’est aggravé. Il a de nouveau été transféré vers une clinique privée. Il a subi des explorations et a été examiné par un médecin spécialiste en gastro-entérologie. Bien que les bilans biologiques ne montraient qu’une perturbation partielle, l’examen clinique était orienté vers un dysfonctionnement hépatique. Le médecin spécialiste a considéré que cet état est lié à la privation alimentaire et que même si actuellement il n’existence pas à proprement parler de défaillance hépatique, une reprise de l’alimentation est nécessaire et un contrôle doit être effectué dans quelques jours.
Au vu de tous ces éléments, le comité médial est particulièrement préoccupé par l’état de santé de Mre Abderraouf Ayadi et de sa capacité physique à poursuivre la grève de la faim. Le comité médical a précisé aussi sa faible capacité à gérer en temps réel des complications de cette envergure dans les locaux où se déroule la grève de la faim. Le corps médical a expliqué à l’ensemble des grévistes qu’il considère que des éléments cliniques, biologiques et des explorations spécialisés sont réunis pour corroborer la thèse que la poursuite de cette grève pour Mre Ayadi va précipiter rapidement des décompensations dans au moins deux secteurs vitaux, en l’occurrence cardiaque et hépatique. Il appelle donc Mre Ayadi à reconsidérer sa position de poursuivre la grève de la faim et de tenir compte de l’avis médical documenté et corroboré par les examens complémentaires.

P/ Le comité médical
Dr Fethi TOUZRI

Bulletin de santé n°4

La grève de la faim déclenchée le 18-10-2005, par huit personnalités politiques et membres éminents de la société civile en Tunisie, se poursuit et est actuellement à son 15ème jour.
L’état général des grévistes continue de se détériorer. L’amaigrissement est important, d’une moyenne de 8.5 kg. Des symptômes subjectifs et objectifs habituels dans les privations alimentaires volontaires sont observés chez les grévistes : insomnie, asthénie, plaintes algiques en particulier céphalalgiques et abdominale, hypotension orthostatique, mycose buccale.
Les conditions de logement bien qu’améliorées récemment demeurent précaire compte tenu de l’exiguïté des lieux, de l’hygiène de l’environnement et du nombre important de visiteurs qui risquent d’exposer les grévistes à des infections virales.

Dans la journée du dimanche 30-10-2005, et au milieu de l’après midi, Mre Abderraouf Ayadi, 47 ans, a eu un malaise cardiaque. Notons que la veille les médecins ont un signalé un ictère franc. L’examen pratiqué a montré une pression artérielle anormalement élevée, un pouls faible et une pointe douloureuse de la région rénale. Mre Ayadi a été évacué en urgence vers 17h00 à la clinique El Manar. Il a subi un bilan biologique orienté (hépatique, rénal et métabolique) et un électrocardiogramme (ECG). Il a été examiné par le cardiologue de garde de la clinique. L’examen spécialisé a confirmé les soupçons sur une défaillance cardiaque avec un rythme anormalement lent, des troubles graves de la repolarisation à l’ECG et un taux de bilirubine anormalement élevé. Le médecin a décidé de l’hospitaliser pour surveillance, Holter ( mesure en continue des variations de la pression artérielle et du rythme cardiaque, durant 24h00) et complément d’exploration et de le mettre sous perfusion.

Le lendemain matin, Mre Ayadi a bénéficié d’une échographie cardiaque et d’un deuxième bilan biologique orienté. Ces explorations supplémentaires ont confirmé le trouble cardiaque, qui semble de nature fonctionnelle. Mre Ayadi a quitté la clinique en fin d’après midi. Le staff médical, réuni le soir du Lundi 30-10-2005 a décidé de le placer sous perfusion pour la nuit et de suivre l’évolution de son état de manière plus rapprochée. Le mardi matin, l’examen médical trouve une pression artérielle stabilisée mais le pouls est toujours lent, l’état général altérée et une aggravation de son ictère. Par mesure de sécurité et pour explorer aussi l’augmentation de la bilirubine, qui est restée jusque là inexpliquée, il a été décidé de l’évacuer vers une clinque privée pour poursuivre les explorations.

Le dimanche aussi, et deux heures après le malaise cardiaque de Mre Ayadi, une autre complication grave a eu lieu. Mre Mohamed Enoouri, 66 ans, hypertendu mais qui ne se faisait pas traité a fait un malaise subit, quelques temps après la rupture du jeûne. Il a perdu connaissance, s’est blessé au visage en tombant et s’est réveillé quelques temps après avec une pâleur cutanéo-muqueuse et des sueurs profuses. Appelés en urgences, les médecins l’ont retrouvé éveillé mais un peu obnubilé. L’examen et le contexte font évoquer de toute évidence un choc hypoglycémique. Mais compte tenu de l’âge, des antécédents médicaux et de l’état général, il a été décidé de l’évacuer à la clinique pour un avis spécialisé. Il a été vu par le cardiologue de garde et a subit un électrocardiogramme (ECG).
L’examen a confirmé l’hypothèse diagnostique d’un désordre du métabolisme des glucides. Le cardiologue a insisté pour que Mre Ennouri suive son traitement antihypertenseur qui a été ajusté à l’occasion. Mre Ennouri a pu rejoindre ses collègues dans la soirée.

Concernant ces deux cas, et selon l’avis spécialisé, le jeûne concomitant à la grève de la fin et des prédispositions éventuelles ont été vraisemblablement à l’origine de ces sérieux problèmes de santé. La poursuite de la grève dans ce cas est de plus en plus dangereuse.

Par ailleurs, ce matin, mardi 01-11-2005, et vers 8h00 du matin, le juge Mokhtar Yahiaoui a eu un malaise. Il a été examiné par les médecins. Les fondamentaux sont préservés et il semble, à ce stade, qu’il s’agit d’une très grande fatigue associée à un épuisement et des problèmes de sommeil.
Ce matin, tous les grévistes ont subi un bilan biologique usuel.

Au vu de ces développements inquiétants le comité médical exprime :
Sa plus vive inquiétude quant à l’état de santé des grévistes qui mettent leur vie en danger en prolongeant la grève au-delà de 15 jours.
Considère que la situation médicale, loin de toute autre considération, est critique, du moins sérieuse et en particulier, pour ceux qui ont eu récemment des complications ou ceux qui risquent d’en avoir dans les prochains jours en raison d’antécédents pathologiques ou de toute autre vulnérabilité.
Considère que la réponse de l’équipe médicale actuelle aux développements ultérieures de l’état de santé des grévistes et la prise en charge des complications éventuelles posent un sérieux défi compte tenu de la nécessité d’une logistique médicale de suivi, de surveillance et de traitement qui n’est pas actuellement disponible sans parler des contraintes de l’espace où se trouve les grévistes et la pression énorme du contexte politique de la grève.


Dr Fethi TOUZRI
Coordinateur du comité médical

La grève de la faim Sur Radio Campus Paris

Intervention sur Radio Campus Paris 93.9 FM.

Radio étudiante très présente sur les campus parisiens. Ecoutée par les 18-29 ans

http://www.radiocampusparis.org/

Émission : le Micro-ondes 19h – 19h45 généraliste, quotidienne
Durée de l'intervention : 6 min
Date de l'émission : 02/11/05